Résumé : Dans cet article, je considère une série de fonctionnements de groupes nominaux sans nom qui échappent au modèle de l'anaphore nominale introduit pour ces groupes nominaux dans Corblin (1985, 1995). J'essaie de montrer que les groupes nominaux en question (le premier, ce dernier, celui-ci, ...) relèvent d'un fonctionnement particulier appelé ici "référence mentionnelle". Le principe de ce fonctionnement est que ces groupes nominaux privés de tête lexicale spécifiée in situ désignent, sans l'assigner à un type déterminé, le référent d'une mention proche du contexte, référent identifié en vertu des propriétés de sa mention en contexte.