. N-'implique-pas-que-cette-source-existe and . Ni-qu-'elle-soit-unique, Rappelons qu'un agent possède de l'information sur une source s'il dispose, pour ainsi dire, d'un fichier mental regroupant des représentations portant sur une source, que le fichier ait été ouvert par erreur ou non. Pourquoi Evans soutient-il donc que les expressions utilisées pour évoquer de l'information sont russelliennes ? Pourquoi fautil nécessairement qu'un acte de référence gouverné par une pensée fondée sur de l'information possède réellement un référent pour que l'acte puisse être correctement interprété ? L'argument le plus important mis en avant par Evans repose sur une certaine conception, très convaincante, de la communication . Le but de celle-ci, selon Evans, est pas de transmettre des croyances, ni même des croyances vraies, mais des connaissances : [...] un point fondamental, mais insuffisamment reconnu, consiste dans le fait que la communication est essentiellement un mode de transmission de la connaissance 47

. De-ce-point-de-vue, Il paraît d'autre part évident à Evans que l'interprète d'un acte invoquant de l'information doit au moins croire qu'il existe un objet qui est la cible de l'acte : « on doit croire soi-même qu'il existe quelque chose à quoi le terme réfère » 48 . Si l'on accepte cette prémisse, il devient possible de construire un argument conduisant à la conclusion recherchée, c'est-à-dire à l'affirmation de l'existence d'expressions russelliennes, utilise ici exactement la reconstruction opérée par Mark Sainsbury : ? Comprendre un énoncé contenant une utilisation d'un terme singulier invoquant de l'information requiert de croire qu'il y a quelque chose à quoi le terme réfère

?. La, vérité n'a pas de faille » : savoir ce qui est dit ne peut pas provenir d'une croyance fausse 49

. Cf and . Evans, Voir aussi les articles sur la communication dans McDowell 1998, ainsi que l'ouvrage classique de Coady, p.310, 1982.